DEVINE QUI PAPILLONNE AU JARDIN

JUILLET 2021

RÉSULTATS DE L'OPÉRATION

Statistiques de l'édition 2021 (au 3 août)

Participants

13901

Participants

Jardins recensés

3450

Jardins recensés

Papillons observés

77074

Papillons observés

Papillons par jardin

22.3

Papillons par jardin

Top 10 des papillons observés

Piérides

Piérides

Fréquence d'observation : 79.3 %
Nombre total : 22844
Vulcain

Vulcain

Fréquence d'observation : 67.9 %
Nombre total : 14277
Paon du jour

Paon du jour

Fréquence d'observation : 61.7 %
Nombre total : 11579
Myrtil

Myrtil

Fréquence d'observation : 33.3 %
Nombre total : 5533
Robert-le-diable

Robert-le-diable

Fréquence d'observation : 31.5 %
Nombre total : 2494
Petite tortue

Petite tortue

Fréquence d'observation : 27.5 %
Nombre total : 2834
Citron

Citron

Fréquence d'observation : 27.9 %
Nombre total : 2039
Amaryllis

Amaryllis

Fréquence d'observation : 19 %
Nombre total : 3582
Belle dame

Belle dame

Fréquence d'observation : 18 %
Nombre total : 1419
Tristan

Tristan

Fréquence d'observation : 13.7 %
Nombre total : 1621

Faits marquants

  • Malgré des pluies diluviennes et les catastrophiques inondations qui ont suivi, la participation à l’opération reste très bonne avec déjà 2772 jardins encodés (contre un record absolu de 3300 jardins en 2020), soit le deuxième meilleur score depuis le début de l’opération.
  • Comme chaque année, les piérides (piérides de la rave, du chou et du navet) sont en tête et se retrouvent dans près de 80% des jardins. 
  • Certaines espèces montrent d’ailleurs un déclin très marqué pour cette édition. C’est le cas du tircis, de la carte géographique, de l’azuré des parcs et de l’amaryllis qui atteignent leur minimum historique ou presque.
  • Fidèles aux observations de 2020, le vulcain et le paon du jour confirment leur deuxième et troisième place au classement des papillons les plus vus au jardin. Le vulcain et le paon du jour battent même leur record historique. Avec le Robert-le-diable, ces trois espèces sont les seuls papillons communs dont la présence au jardin augmente ces 4 dernières années.
    Il est étonnant d’observer que des papillons liés à l’ortie - la carte géographique d’une part et le vulcain et le paon du jour d’autre part - présentent des tendances si différentes. Et il est difficile d’apporter à ce stade une explication car l’écologie de ces papillons est légèrement différente.
  • Les premiers résultats du recensement révèlent également que certaines espèces de papillons sont plutôt stables sur les quatre dernières années, bien que moins souvent observées qu’avant. Il s’agit du myrtil, du citron et de la petite tortue.
  • La surprise de cette édition est le papillon demi-deuil, un papillon de prairie par excellence. Plus rare et plus méridional, il atteint cette année son maximum historique (vu dans 2,8% des jardins).
  • De façon générale, depuis 2018, les tendances des observations des papillons de jardin sont assez variables et semblent illustrer un dérèglement général. Comme les autres insectes, les papillons sont en déclin généralisé mais les effets du changement climatique semblent malheureusement s’ajouter aux nombreuses causes de leur disparition (insecticides, perte et fragmentation d’habitats, urbanisation, agriculture intensive...). D’où l’importance de suivre leur évolution année après année car ces insectes témoins sont fort reconnaissables et donc plus facile à surveiller.
  • Vous trouverez sur ce site un guide d’identification ainsi que de nombreux conseils pour aménager votre jardin en faveur de la biodiversité.

Edition 2020

nombre de jardins recensés : 3344
nombre de papillons observés : 74367
moyenne du nombre de papillons par jardin : 22,2
  • Une participation record : tout juillet, 8984 particuliers ont compté et encodé leurs observations dans plus de 3300 jardins en Wallonie et à Bruxelles. En moyenne, chaque observateur a vu passer une bonne vingtaine de papillons.
  • Les piérides restent dans le top 1.
  • Grâce à la météo favorable (alternance de pluie et de soleil) loin des sécheresses des deux années précédentes, le vulcain et le paon du jour sont au-dessus de leur moyenne saisonnière. Cette observation illustre l’importance de préserver des habitats de qualité pour ces espèces afin de leur permettre de « rebondir » après un coup dur.
  • L’azuré des parcs et l’azuré commun, de jolis petits papillons aux tonalités bleutées, sont observés en moyenne dans 21 et 25% des jardins (contre 18% les années précédentes).
  • Le moro-sphinx, ce papillon migrateur aux allures de colibri, est également bien représenté au jardin pour cette édition. Chaque année, il étend son aire de répartition vers le nord et en surprend plus d’un grâce à sa grande taille et à son vol stationnaire typique.
  • D’autres espèces communes amatrices d’orties poursuivent leur lent déclin, confirmant ainsi les observations des années précédentes. C’est le cas de la petite tortue, la belle dame et de la carte géographique.
  • Dans nos régions fortement urbanisées, les jardins constituent de formidables refuges naturels lorsqu’ils offrent de l’espace à la biodiversité. Une évidence pour de nombreux participants à l’opération, dont trois quarts indiquent disposer d’un abri (lierre, arbre creux, vieux mur, tas de bois/feuilles mortes) ou d’un parterre de fleurs mellifères et indigènes, tandis que plus de la moitié disposent d'un compost, d'une zone de friche, d'arbres fruitiers ou d'un potager. Leurs belles observations dans ces zones refuges convaincront peut-être leurs proches à laisser une place pour la nature sauvage au jardin.

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